Est ce qu’on va vers un mode de travail à l’américaine en France et Europe 

Questions

Un nombre des différences fondamentales entre Américains et Français, primordialement on cite : La culture d’entreprenariat, la positive attitude, la relation de confiance, flexibilité du travail et valorisation des initiatives, la valorisation de l’expertise, le rôle du réseau, la captation des talents… 

Les États-Unis sont non seulement éloignés de la France et de l’Europe de par la distance mais également de par leur culture. C’est valable dans le monde de l’entreprise. Lorsque vous arriverez en travail aux États-Unis, vous vous rendrez compte très rapidement que les différences sont importantes. Et pour qu’on aille vers un mode de travail à l’américaine, nous allons donc éclairer lors de cet article les divergences culturelles entre les entreprises Françaises/Européennes et Américaines ! 

Les 5 principales différences culturelles du travail à l’américaine 

  1.  Une communication directe, interprétation de  franchise, de brièveté et d’honnêteté

 Les Américains sont beaucoup plus directs que les Français et il ne faudra pas vous en offusquer! Les français ont une communication dite indirecte (interprétée par de l’indécision ou la volonté de dissimuler quelque chose) et nuancée au nom de la subtilité ou de la diplomatie, contrairement à la communication américaine plus directe. Attention, être franc et direct ne veut en aucun dire être brusque ou cassant. Dans une culture où l’on est censé tout dire, le feedback, positif comme négatif, est primordial. Les Américains attendent un feedback positif (et une récompense) pour un travail bien fait. 

Les milieux privés et professionnels sont beaucoup moins distincts qu’en France et le milieu intime bien plus réduit. Il n’y a pas d’équivalence au proverbe français « pour vivre heureux, vivons cachés ». Ce qui veut dire, une chose confidentielle ou privée pour les Français sera souvent pour les Américains des sujets de conversation. On parle librement des vacances, du weekend, de sa nouvelle voiture ou de ses enfants entre collègues. Pour les français, poser des questions personnelles est une forme de curiosité malsaine ou de l’indiscrétion, alors que pour les Américains, c’est plutôt un rituel de bienvenue, une forme d’accueil.

Une juste balance qui finalement se révèle très motivante vous vous en apercevrez vite! C’est aussi une excellente manière de progresser car vous saurez tout de suite ce qui est bien et ce sur quoi il va falloir travailler. 

  1.  La hiérarchie est beaucoup plus visible qu’en France. 

À l’américaine, chacun s’appelle par son prénom (voir son surnom). Il est également fort probable que votre patron vous invite un jour à partager un barbecue avec lui ! Malgré cette proximité apparente, il faut néanmoins savoir faire la part des choses : votre patron n’est pas votre ami. Il est parfois compliqué de faire cette distinction mais c’est nécessaire pour bien vous intégrer dans l’entreprise. 

  1.  Une gestion du temps (de travail) quasi sacrée. Une différence non négligeable.  “Time is money“

Les Américains ont une vision du temps bien différente et moins élastique que les Français. Si en France, un retard est généralement mal perçu, en Amérique, la ponctualité une obligation presque morale : si quelqu’un est incapable de gérer son temps, comment pourrait-il gérer d’autres responsabilités ? Mais cela ne s’arrête pas là, les Américains ont tendance à faire une chose à la fois et à travailler rapidement. Ils arrivent sur leur lieu de travail à partir de 7h et restent rarement plus tard que 17h ou 18h. Faire des heures supplémentaires ou rester tard le soir n’est pas signe de zèle mais plutôt synonyme de mauvaise organisation personnelle de son temps de travail. Ainsi pas de “ponctualité approximative“, arriver à l’heure et terminer à l’heure, respecter voire anticiper les deadlines, sont des comportements normaux. Les rendez-vous & réunions sont fixés longtemps à l’avance et les annulations de dernières minutes ne sont guère appréciées. De plus, les entreprises américaines se focalisent beaucoup plus sur le court-terme. Le système de ‘reporting’ est plutôt trimestriel qu’annuel. 

En entreprise, les réunions démarrent et se terminent à l’heure, l’ordre du jour distribué en amont et chacun est censé connaître ses dossiers. Ce n’est pas forcément le manager qui anime les échanges, mais plutôt les membres de l’équipe à tour de rôle, il intervient ponctuellement en tant que décisionnaire ou pour donner des informations nouvelles. Il y a plusieurs temps importants et successifs : nouvelles informations, sujets de discussion, décisions à prendre. Et, invariablement, un « meeting » démarre par un contrôle du plan d’action précédent et se termine par l’adoption d’un nouveau plan. Un compte-rendu est transmis au plus vite soit dans la journée soit le lendemain. 

  1. Le code vestimentaire 

Lors d’une réunion professionnelle en France, on a l’habitude de nous habiller en tailleur pour les femmes et en costume cravate pour les hommes. Cependant, ce n’est pas le cas aux États-Unis. Il y a de plus en plus d’employeurs qui sollicitent leurs employés à s’habiller de manière plus décontractée lors d’entretiens. Tels l’exemple du cas du géant Google. Là, il est coutumier de mener des affaires de chez soi, ainsi dans le confort de sa maison vêtu de son pantalon préféré. Les affaires ne se concluent pas de la même façon et l’étiquette n’a pas autant d’importance qu’en France.

  1.  Le contraste vie privé/vie professionnelle 

En France, on marque un réel contraste entre vie privée et vie professionnelle. Sache que c’est beaucoup moins le cas aux États-Unis. Pour y arriver à ce mode, on ne doit pas être surpris si on vous pose des questions d’ordre “privé” sur votre lieu de travail, sur votre famille, vos vacances, etc. Une telle curiosité qui peut paraître déplacée en France, est au contraire pour les Américains une sorte de “rite de bienvenue”. Le proverbe “pour vivre heureux, vivons cachés” n’existe pas à l’américaine ! 

Afin de conclure, quelques derniers points à avoir en tête pour avoir le mode ou style de travail tels que celui aux États-Unis 

  • On est jugé sur la cohérence entre la parole et les actes. *
  • Le “ bonjour “ matinal est implicite (serrer quotidiennement la main des collègues ne se fait pas).  
  • L’optimisme est une valeur fondamentale : évitez le pessimisme, le défaitisme et le cynisme, soyez enthousiaste ! Remplacez le mot “problem“ par d’autres termes moins négatifs tels que “issue“, “concern“, “subject“ ou “question“.